01 octobre 2005
Sécurité
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Une grande politique de prévention précoce pour agir en amont des comportements violents, notamment en généralisant les cellules de veille éducatives. Notre priorité doit être de protéger la jeunesse de la délinquance. Un plan de lutte contre les violences familiales et de protection de l’enfance et de l’adolescence en danger afin de protéger les victimes et d’éviter la reproduction de la violence. Des sanctions justes, rapides et effectives. Une sécurité publique de proximité : De nouvelles unités urbaines centrales, comparables à de véritables commissariats, disposant de tous les moyens d’intervention de façon coordonnée : sécurité publique, investigation judiciaire, brigades des mineurs, renseignement, seront créés dans les endroits les plus exposés à la délinquance. Une rémunération et une évolution des carrières plus motivantes pour les policiers exerçant dans les endroits les plus durs devra permettre de fidéliser les fonctionnaires les plus expérimentés dans les zones les plus difficiles. Renforcer les politiques partenariales de sécurité entre les services de l’Etat et les collectivités locales. Une nouvelle législation doit mieux réglementer les activités des entreprises privées de sécurité, notamment s’agissant des conditions de recrutement et d’agrément des personnels. Renforcer les coopérations internationales : création d’une police européenne aux frontières. | Organiser un grand service de la protection publique qui, sous l’autorité de l’Etat, en association étroite avec les maires, coordonnera la police nationale, la gendarmerie nationale et les polices municipales : ce service public de proximité sera rempli de façon effective sur l’ensemble du territoire. Des « pactes éducatifs » pour les familles en difficulté et des prises en charge immédiates des jeunes en danger et des victimes seront assurées. L’Etat veillera, par la création de conseils départementaux d’action judiciaire, à mieux coordonner les politiques de prévention, de répression et d’aide aux victimes. Pour mieux lutter contre la délinquance des mineurs, il faudra aussi redonner une impulsion aux travaux d’intérêt général et mettre en place de véritables contrats de prévention de la récidive. L’accueil, l’accompagnement et le suivi des victimes seront améliorés. « point unique de l’urgence », guichet unique des forces de sécurité intérieure autour d’un numéro d’appel unique. Dans le cadre des Maisons du droit et de la justice et de contrats territoriaux d’aide aux victimes, nous mettrons en place une prise en charge médicalisée pluridisciplinaire (avec un fort soutien psychologique), ainsi qu’un protocole avec les assurances et les collectivités locales partenaires. L’accompagnement de la victime sera effectif jusqu’au jugement (aide par des avocats, d’anciens magistrats ou policiers volontaires...). Dans le cadre des Nations Unis, à travers le « comité du contre-terrorisme » : assécher les sources financières du terrorisme en neutralisant les liens que certains réseaux entretiennent avec des paradis fiscaux ; renforcer et moderniser les services de renseignements ; mutualiser et accroître les moyens de la police et de la justice ; contrôler les mouvements d’armement et de matières dangereuses. La lutte contre le terrorisme ne doit pas devenir un alibi pour remettre en cause les libertés publiques et les droits fondamentaux. | La prévention doit redevenir une priorité Rendre plus cohérente et intensifier la politique de protection de l’enfance aux différents niveaux (communes, départements, régions et Etat). Une attention renforcée doit être portée à la lutte contre la maltraitance notamment au travers des actions menées dans les écoles. La question des incivilités mérite davantage d’attention : Nous voulons proposer aux Français d’élaborer un nouveau code civil qui deviendrait pour tous ceux qui vivent sur le sol français le texte de référence des règles de tolérance et de respect mutuel. Mise en place d’une véritable police de proximité dont le rôle premier sera de prévenir les actes de délinquance. Eviter le saupoudrage des moyens et la dispersion dans l’emploi des forces de sécurité, et mettre en œuvre une répartition plus juste et harmonieuse des effectifs de police et de gendarmerie sur le territoire national, en fonction de l’intensité des problèmes rencontrés dans les zones sensibles. Mieux associer le citoyen à la définition de la politique locale de sécurité : relancer le travail des comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) De nouveaux moyens humains pour les tribunaux pour préparer les condamnés à la sortie et les accompagner une fois libres, avec la possibilité d’annuler la remise de peine si le condamné est toujours jugé dangereux. Des politiques de lutte contre l’insécurité plus européennes et plus internationales, et reposer sur des coopérations opérationnelles systématiques. |
Projet 2007